Gabrielle Shonk

BIO

Pour ces millions de personnes qui ont déjà découvert Gabrielle Shonk grâce à Habit – son saisissant premier single –, l’impression qui frappe d’entrée de jeu est celle d’une voix qui nous arrive si maîtrisée, envoûtante et familière, un peu comme si nous l’avions toujours connue.

Ayant grandi dans la ville de Québec, Gabrielle est le résultat naturel d’une famille de créatifs – avec un père musicien de blues et une mère artiste. Elle chante depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne et a commencé à composer alors qu’elle n’était encore qu’une adolescente. Aretha Franklin et Marvin Gaye l’ont guidée dans l’univers soul ; Joni Mitchell, Bob Dylan et Tracy Chapman l’ont inspirée pour l’écriture des textes ; et les Beatles l’ont aidée à saisir les mélodies. Cette passion grandissante pour la musique a pris le dessus et l’a amenée à poursuivre des études en jazz, puis à obtenir un baccalauréat en musique.

C’est en mettant en pratique les notions apprises que Gabrielle a su se perfectionner, au prix d’un travail acharné dans les bars de la région de Québec. « Le jazz se décline en une palette de couleurs qui intensifie le contenu émotionnel d’une chanson », observe-t-elle. Billie Holiday et Chet Baker ont particulièrement influencé sa compréhension des aspects techniques de la musique, comme l’interprétation de standards l’a amenée à savoir maîtriser sa voix. C’est le fait de composer ses propres morceaux originaux qui l’a mise au diapason de son essence créative – un mélange enivrant de folk imprégné de soul, dans lequel la mélodie brille au-dessus d’un rythme animé.

« La musique m’inspire à faire de la musique. Parfois, le simple son d’une guitare sur un morceau me donne envie d’écrire une chanson », confie Gabrielle, qui se voit avant tout comme une compositrice de mélodies. « Avant les accords et les paroles, je pense à la mélodie. »

Lorsqu’une chanson commence à prendre forme, l’arrangement et l’enregistrement qui s’en suivent deviennent un processus collaboratif. « J’aime quand l’idée initiale d’une chanson vient de moi, parce que ça me lie en quelque sorte au sentiment profond qui y est véhiculé. Et d’un autre côté, j’aime prendre part à un processus de co-écriture, puisque ça m’amène à trouver ma propre voix. Le fait de sortir de ses habitudes révèle quelque chose de frais et d’inattendu. »

Pour rassembler les chansons de son premier album, Gabrielle a dû s’armer de patience. Choisissant des morceaux écrits des années plus tôt ou il y a tout juste quelques jours, elle en a peaufiné certains et remodelé d’autres. Le résultat propose un large éventail acoustique, d’une voix légère à gutturale, de sons d’une douceur céleste à des rythmes qui font taper du pied. L’album ne comporte pas de thème central; le fil conducteur est le lien personnel qui unit Gabrielle à chacun des morceaux. « Ce sont des marques de différentes périodes de ma vie, certaines ayant laissé une trace des années durant. »

À la veille de la sortie de son album, elle avoue ne l’écouter qu’occasionnellement pour revisiter ses idées et la façon dont elle les a exprimées au moment de l’écriture et de l’enregistrement. Interpréter ses chansons sur scène lui permet de boucler la boucle du processus. « Être sur scène, c’est ce qui m’amène à rester ancrée, ce qui me rappelle pourquoi je fais ce que je fais. J’aime le résultat de l’interprétation ponctuelle d’un morceau; communiquer tant avec les autres musiciens qu’avec le public. C’est gratifiant de créer quelque chose, même si ce n’est que pour un court instant. » Et cette gratitude est authentique; bien que Gabrielle déborde de confiance, elle ne tient rien pour acquis.

« J’étais curieuse de voir ce qui allait se passer à la sortie de Habit. Au début, ce fut le silence radio, et je n’étais pas convaincue qu’une réponse finirait par venir. Mes amis étaient persuadés que ce serait un succès, mais je ne voulais pas me faire d’attentes, rappelant à mes proches (et à moi-même) qu’il n’y avait aucune pression. Je dois avouer que ce fut un soulagement lorsque les réactions – positives – ont commencé à se manifester. Me réveiller le matin en lisant les messages de fans qui avaient pris le temps de m’écrire, me racontant l’effet que ma chanson avait sur eux. »

La musique étant pour elle un langage universel, Gabrielle chante en français et en anglais, du cœur droit au cœur. Elle affirme que la musique façonne tous les aspects de sa vie et qu’elle est avant tout une fan. Quand on lui a demandé de nous partager certains de ses coups de cœur, elle a nous a parlé de Kurt Vile, Mac DeMarco, Amy Winehouse, Adele et Feist. « Feist a fourni la trame sonore de ma vie adulte. J’ai assisté à quatre ou cinq de ses concerts, et de voir à quel point elle est libre sur scène… à quel point elle invite le public à lui aussi être libre… c’est magnifique, authentique et contagieux. »

Le rayon de la tournée de Gabrielle Shonk s’est étendu au cours de la dernière année, et la sortie de son album ne fera que repousser les frontières. Le public est prêt, et Gabrielle entend aller de l’avant. « J’ai attendu pendant si longtemps pour sortir mon premier album, mais je ne suis pas restée là à ne rien faire, j’ai été très occupée! Être artiste, c’est bien plus que d’écrire des chansons. J’en apprends plus sur tout ce qui concerne cet art et j’aime faire partie d’une plus grande communauté. »

Il semble évident que Gabrielle Shonk saisit les occasions qui se présentent à elle et qu’elle ne se laisse pas envahir par la peur de faire des erreurs. Elle est résolue à suivre son instinct et à ne pas trop se tracasser avec les résultats. Comme elle le dit si bien, « nous n’avons pas le contrôle sur ce qui se passe, mais nous pouvons faire en sorte que le parcours soit agréable et significatif. »

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