Thus Owls

BIO

Thus Owls est un groupe basé à Montréal composé du duo mari et femme formé par Erika et Simon Angell. À l’origine, en Suède, Thus Owls était un véhicule pour les chansons d’Erika, alors qu’elle se faisait un nom comme chanteuse importante sur les scènes de Gothenburg et Stockholm. Pendant ce temps, Simon commençait à tourner plus internationalement avec le Montréalais Patrick Watson, en tant que membre fondateur de son quatuor. Les deux se sont finalement rencontrés alors qu’Erika s’était jointe à Loney Dear, dont Patrick Watson faisait la première partie en tournée en Europe à l’époque. Erika se rappelle qu’elle est « tombée en amour avec le son de Simon instantanément », mentionnant la « combinaison de rugosité et de douceur » de sa guitare, ainsi que son approche expérimentale de la musique. Ça n’a pas pris longtemps avant qu’ils ne soient mariés et qu’ils fassent de la musique ensemble en tant que Thus Owls. « C’était le dernier morceau du puzzle », explique-t-elle. Ou le dernier morceau du premier puzzle. Simon a déménagé en Suède et, en compagnie d’un groupe déjà existant de musiciens suédois, a fait deux disques avec Erika pendant qu’il n’était pas en tournée ou en studio avec Patrick Watson. Mais ce n’est pas avant qu’ils aient commencé à passer plus de temps à Montréal que l’alignement actuel du groupe – et son son – a enfin été créé. Ici, Simon et Erika ont recruté le batteur Stef Schneider et le claviériste Parker Shper pour compléter la formation permanente aux côtés du bassiste suédois Martin Höper. Simon a quitté Patrick Watson et Erika est devenue citoyenne canadienne. C’est ce groupe central qui a finalement enregistré Turning Rocks à Montréal en 2013 et qui a commencé à faire tourner les têtes avec leur puissant spectacle. Turning Rocks sera lancé à travers le monde par Secret City Records le 8 avril 2014. À propos de Turning Rocks Turning Rocks est le troisième album du groupe transatlantique Thus Owls. C’est à la fois un album de souvenirs et de transmissions orales d’une île en Suède et une expérimentation sonore en tonalités et en couleurs enregistrée à Montréal par un groupe qui a clairement trouvé son assise. Turning Rocks est le résultat d’un effort conscient de la part du duo mari et femme formé par Simon et Erika Angell de suivre un processus de création particulier. Alors que les enregistrements précédents de Thus Owls naissaient de la composition de chansons perpétuelle d’Erika et de plus grandes expérimentations en studio, Turning Rocks a débuté comme une tentative plus concrète de créer quelque chose qui serait cohérent tant au niveau des paroles que du ton. « Je voulais ramener les choses ensemble un peu », explique Erika. Ils n’avaient plus qu’à découvrir ce que cela voulait dire. Pour accomplir ceci, ils ont utilisé une méthode de scrapbooking multimédia, qu’Erika a empruntée au monde du cinéma. Ils ont amassé un tas de matériel – de la musique, des photos, des poèmes – qui s’agençait bien avec ce qu’ils voulaient créer; non seulement pour y trouver de l’inspiration, mais aussi pour transmettre leur vision à leurs collaborateurs. Évidemment, la musique a joué un rôle important dans ce processus. « De Talk Talk au surf-rock japonais des années 70 en passant par Alice Coltrane, PJ Harvey et les trucs au piano de Gonzales », énumère Simon. « Nous avons réalisé que beaucoup des choses qui plaisaient à nos oreilles à tous les deux étaient ces vieux orgues vintage des années 60 », explique-t-il. « Alors, nous avons commencé à en acheter un paquet : un Farfisa, un Wurlitzer », poursuit-il, notant que leur nouveau claviériste, Parker Shper, partageait leur enthousiasme pour l’équipement plus ancien. « C’était un bel agencement », dit-il, et cela s’entend sur les enregistrements. L’album a été enregistré au Studio Fast Forward à Montréal. Non seulement était-ce la première fois que le groupe enregistrait dans la ville natale de Simon, mais c’était aussi dans le tout premier studio où il a enregistré quand il était adolescent, vers la fin des années 90. Il n’y était pas retourné depuis, mais ça s’est avéré être un endroit fécond grâce à l’équipe y travaillant, qui incluait l’ingénieur montréalais Rob Heaney et Jace Lasek des Besnard Lakes, qui a mixé l’album dans ses propres Breakglass Studios. Alors que les deux premiers disques avaient mis l’emphase sur la sélection d’un gros studio, « cette fois-ci », explique Simon, « c’était davantage à propos d’avec qui on voulait travailler. » Les invités notables qu’on retrouve sur l’album incluent Taylor Kirk de Timber Timbre (qui chante sur la chanson finale, “Thief”), Pietro Amato et Marie-Pierre Arthur. Au niveau des paroles, l’album a suivi un processus semblable à celui de la musique. « J’étais un peu fatiguée d’écrire à propos de moi-même tout le temps », dit Erika. Alors à la place, elle a choisi un lieu spécifique comme source d’inspiration; elle a commencé à écrire des chansons inspirées d’histoires vraies que sa grand-mère lui avait racontées à propos de gens et d’évènements dans la minuscule maison et le village où elles ont tous deux grandi sur Orust, une île en Suède juste au nord de Gothenburg. « Elle était une petite fille grandissant sur exactement la même terre et dans la même maison que moi », explique Erika, « alors quand elle parlait de toutes ces choses, je me sentais très concernée par elles, même si je ne savais rien à propos de tout ça. » Les chansons ont commencé à prendre forme naturellement à partir de là, chacune de celles qu’on retrouve sur le disque puisant son inspiration d’une vie connectée d’une certaine façon à cet endroit. “As Long As We Try A Little”, par exemple, est à propos des deux tantes de sa grand-mère, des couturières qui vivaient et travaillaient ensemble, et à propos de la fin inopportune d’une d’entre elles. “Smoke Like Birds” est inspirée du souvenir de sa grand-mère d’avoir été sur la côte pendant la Seconde Guerre mondiale et d’avoir vu les lumières d’un affrontement naval au loin. C’est aussi à propos de sa vue qui se dégrade aujourd’hui. La présentation visuelle de l’album est aussi directement inspirée des racines d’Erika. De vieilles photos de la maison et d’Orust apparaissent à l’intérieur de la pochette – incluant une de sa grand-mère alors qu’elle était petite fille dans les années 1930, lors d’un pique-nique familial, écoutant un phonographe.

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